Créer du contenu a changé ma vie.
Et je crois que c’est la meilleure chose à faire pour ceux qui veulent prendre la parole, être reconnu pour leurs idées ou faire connaitre leur projet.
Mais pour ça, vous avez besoin de comprendre la différence entre un contenu qui a vraiment de l’impact et les 99% qui restent invisibles.
C’est contre-intuitif.
Mais si vos contenus ne marchent pas, ça n’a souvent rien à voir avec vous. À moins que vous ne soyez une célébrité qui peut se permettre de poster n’importe quoi et quand même faire des millions de vues, si vous êtes comme moi, vous êtes un inconnu sans réseau ni ressource particulière.
Pourtant, vous voyez émerger tous les jours des inconnus sans réseaux ni ressources.
Pourquoi ?
Parce qu’ils créent du contenu avec de l’impact.
Et après avoir étudié le sujet pendant des années, je peux vous dire que les contenus qui ont de l’impact doivent remplir deux critères :
Ils suivent certaines règles
Ils ont une empreinte émotionnelle
Je n’ai jamais vu personne parler de ça et encore moins en ces termes. Mais si vous comprenez les concepts que je vais détailler aujourd’hui, alors vous aurez tout ce qu’il vous faut pour créer votre légende avec vos contenus.
Et pour ça, laissez-moi vous raconter une histoire.
Il y a deux manières de marquer des points au basket :
Le tir à trois points, pour un tir réussi derrière une ligne éloignée ;
Et le tir à deux points, pour un tir réussi en deçà de cette même ligne.
Le basket existe depuis 1892, pourtant la manière d’y jouer a radicalement changé dans les années 2000 quand le manager des Houston Rockets, Daryl Morey, a analysé les données et s’est rendu compte que le tir à deux points était moins rentable.
Le calcul est simple.
Un tir à trois points n’a besoin de rentrer que dans 33% des cas pour rapporter un point par tentative en moyenne, alors qu’un tir à deux points doit rentrer dans 50% des cas pour avoir le même résultat.
Le problème, c’est qu’un tir à mi-distance est souvent presque aussi difficile qu’un tir à trois points. Donc, même si le taux de réussite est meilleur, il ne l’est pas assez pour que ça soit rentable.
Cette découverte a bouleversé la manière de jouer en compétition.
Avant les années 2000, les tirs provenaient d’un peu partout sur le terrain avec une concentration importante des tirs à mi-distance alors que le tir à trois points était rare (en moyenne 2,8 tentatives par match).
Mais après 2000, la zone de mi-distance a été désertée au profit des tirs à trois points (environ 35 tentatives par match).
On appelle ça la “révolution à trois points”.
On parle de révolution parce que cette découverte n’avait rien d’évident.
Mais en prenant en compte les statistiques, l’environnement, la compétition, le terrain, les règles du jeu et la physique, on remarque qu’il existe une manière optimale de gagner.
C’est une pure question de design.
“Le design, ce n’est pas seulement à quoi ça ressemble, c’est comment ça marche.”
Steve Jobs.
Contrairement à l’art, le design répond à un besoin précis et c’est pourquoi il favorise la performance.
C’est aussi pour cette raison que les voitures ont quatre roues et pas trois.
Pourtant, on a essayé.
La Reliant Robin, fabriquée à Tamworth en Angleterre entre 1973 et 1981, n’avait que trois roues. Sur le papier, c’était ingénieux. La voiture était légère, compacte, économique (et surtout, avantageuse fiscalement car considérée comme une moto).
Sauf que si nos rues ne sont pas envahies par ces horreurs, c’est pour une bonne raison (qui n’a rien à voir avec l’esthétique). Le truc, c’est qu’au moindre coup de volant un peu sec, la voiture se renversait, ce qui posait de gros problèmes de sécurité.
Voilà pourquoi les voitures ont quatre roues. Parce que, par design, c’est le meilleur compromis entre coût, sécurité et stabilité.
Et comme notre environnement est régi par des règles physiques, biologiques, psychologiques ou mathématiques… ça fonctionne pour un nombre incalculable de choses.
Vous avez saisi l’idée :
Par design, la ligne droite est le chemin le plus court pour aller d’un point A à un point B.
En gros, si vous comprenez le design, vous maitrisez les règles du jeu pour trouver la manière optimale d’y jouer.
Et c’est pareil sur les réseaux.
Si vous voulez enfin vous faire connaitre, être reconnu pour vos idées et trouver des clients, vous devez maitriser et exploiter les règles d’un contenu performant.
J’ai vraiment l’impression d’enfoncer une porte ouverte en disant ça.
Pourtant, je vois beaucoup de créateurs ou d’entrepreneurs frustrés de ne pas avoir de résultats, mais qui traitent leurs publications comme un hobby.
C’est comme si un joueur de basket professionnel s’obstinait à tenter des tirs à deux points mais se plaignait de perdre ses matchs.
Le monde a besoin de vos idées, de vos compétences et de votre expérience. Mais le monde n’a pas besoin d’un autre contenu promotionnel, égocentrique et chiant.
En bref, le monde a désespérément besoin de bon contenu.
Mais c’est quoi un bon contenu au juste ?
C’est une question de design et de psychologie que je peux résumer en deux phrases.
Les algorithmes récompensent les idées claires, simples et addictives qui permettent à quelqu’un de signaler quelque chose de lui-même.
Parce que ce comportement favorise la rétention, ce qui permet aux plateformes de vendre ce temps d’attention aux annonceurs.
Autrement dit, un bon contenu, c’est un contenu facile à consommer, qui suscite les bonnes émotions et fait rester les gens sur la plateforme.
C’est aussi simple que ça.
Or, les algorithmes sont incroyablement performants pour détecter et mettre en avant ce type de contenu dans le fil d’actualité. D’ailleurs, c’est comme ça qu’un contenu devient viral.
Et si vous maitrisez ces règles, je pense que vous pouvez rendre presque n’importe quel sujet viral.
D’abord, les règles de design, liées à la manière dont s’affiche le contenu.
Par exemple :
Un tweet doit faire 280 caractères maximum.
Le hook d’un post LinkedIn doit tenir sur 3 lignes avant le bouton “voir plus”.
Un carrousel Instagram s’affiche deux fois sur le fil en montrant une slide différente…
Et les règles psychologiques, liées à la manière dont les gens consomment le contenu :
Votre idée doit être claire et évidente.
Votre message doit toucher l’identité du lecteur pour donner envie d’être partagé.
Votre contenu doit susciter une émotion motivatrice et un shot de dopamine…
La liste n’est pas exhaustive, mais j’ai déjà rédigé une longue édition à ce sujet si vous voulez aller plus loin. En tout cas, vous avez saisi l’idée : tous les contenus qui fonctionnent respectent ces règles.
Mais c’est aussi la raison pour laquelle on observe depuis quelques années une standardisation des contenus. Les mêmes formats. Les mêmes trends. Les mêmes hooks. Comme au basket, où tout le monde s’est mis à tirer derrière la ligne des trois points.
Alors vous allez me dire :
“Et la créativité ? L’unicité ? L’expression de soi ? Comment ne pas devenir un clone quand les réseaux récompensent la standardisation ?”
Je suis d’accord : si vous faites la même chose que tout le monde, vous serez peut-être visible, mais vous serez immédiatement oublié.
Voici comment faire pour vous démarquer.
Par design, toutes les voitures ont quatre roues. Ce sont les règles. Mais si vous comparez une Fiat 500 et une Bugatti Chiron, ça n’a rien à voir.
La Fiat 500 est une citadine agile, mignonne et abordable. La Chiron est une supercar prestigieuse qui symbolise l’excellence de l’automobile française.
Quelle est la différence ?
Ces deux voitures ont leur propre empreinte émotionnelle.
C’est pareil pour un créateur. L’empreinte émotionnelle, c’est la marque, la signature, l’essence que vous laissez dans le cœur de votre lecteur. C’est ce qui fait la différence entre un créateur inoubliable et les autres.
Mais comment publier des contenus avec une empreinte émotionnelle ?
Il y a des tonnes de techniques, mais la plus efficace est de connecter avec votre lecteur.
En 1978, les chercheurs David Premack et Guy Woodruff partagent une découverte qu’ils nomment la “Theory of Mind” (ou théorie de l’esprit).
Ce concept décrit la capacité de comprendre ses propres états mentaux et ceux des autres : leurs croyances, leurs désirs, leurs intentions et leurs émotions…
Or, l’erreur que font la plupart des créateurs, c’est de publier sans connecter aux autres. Ils parlent de leur actualité et prennent une posture purement commerciale. Sauf que ça n’est pas intéressant.
Mais à contrario, un contenu avec une empreinte émotionnelle devient inoubliable parce qu’il connecte profondément avec le lecteur.
En bref, vous devez montrer à votre lecteur que vous l’avez compris.
Or, les chercheurs ont remarqué que lorsqu’on se sent compris, ça active des zones liées à la récompense et au lien social. Voilà pourquoi c’est aussi puissant.
Mais comment savoir que vous avez réussi à connecter avec votre audience ?
D’expérience, vous allez voir le compteur de likes s’affoler et les commentaires seront explicites. Les gens vous diront : “Tu as mis des mots sur ce que je ressentais depuis longtemps” ou encore “Tu lis dans mes pensées.”
Naturellement, il y a d’autres techniques pour créer de l’empreinte émotionnelle mais je ne rentre pas dans le détail aujourd’hui parce que ce sujet mériterait sa propre édition et que je ne veux pas que ça soit trop long.
En attendant, ce qu’il faut retenir, c’est que si vous voulez publier du contenu avec de l’impact, il vous faut ces deux ingrédients :
De la visibilité : en maitrisant les règles de design et de psychologie d’un bon contenu sur les réseaux.
Et de l’empreinte émotionnelle : en donnant de l’aspérité à vos contenus et en connectant avec votre lecteur.
Voyez ça comme une équation :
Visibilité x Empreinte émotionnelle = Impact
Parce que vous pouvez avoir les meilleures idées du monde mais si personne ne les voit, alors votre impact est nul.
Et de la même façon, votre contenu peut être vu par des millions de personnes, mais s’il n’a aucune empreinte émotionnelle, alors il sera immédiatement oublié.
Ce n’est pas facile à faire, surtout pour l’empreinte émotionnelle, parce que c’est souvent quelque chose qui demande un peu d’expérience et de jugement pour être maitrisé.
Mais ça s’apprend.
D’ailleurs, vous pouvez l’apprendre par vous-même, mais je pense que vous pouvez gagner énormément de temps en étant accompagné par quelqu’un qui est déjà passé par là.
Ma méthode consiste à révéler votre empreinte émotionnelle et à essayer de l’insuffler dans des contenus pensés pour la performance. Et surtout, mon approche est très pratique : on travaille sur vos contenus ensemble. Si ça vous intéresse, vous pouvez candidater pour rejoindre mon accompagnement.
Dans tous les cas, que vous le fassiez avec moi ou que vous préfériez le faire seul, je vous conjure de ne pas laisser passer cette opportunité, parce que je suis persuadé que les réseaux sont encore dans leur âge d’or. J’en parlerai dans une prochaine édition.
En résumé, si vous voulez être reconnu pour vos idées, développer votre activité et trouver des clients avec vos contenus, encore plus à l’ère de l’IA, vous ne pouvez plus vous contenter de faire des vues, mais vous devez toucher le cœur de votre lecteur.
C’est cette approche qui fera la différence.
Alors, vous créerez votre légende.
Merci de lire Insight.
Clément
Si vous voulez aller plus loin en autonomie :


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